19/03/09

suite

27/10/08

90

Je cire le parquet en ce dimanche après midi. Court dimanche, bien trop long à mon goût. On a passé tout le temps qu’il pu nous offrir à essayer de récupérer notre appartement, de lui donner l’apparence de son état initial. Evidemment le mécanisme de mes gestes ne nécessitant pas l’emploi du millième de mes capacités cérébrales, je laisse libre cour à mes pensées.
Hier plus de 90 personnes ont foulé le plancher de notre appartement. Etait-ce ce que j’attendais ? Avais-je été convaincu et satisfait ? Pas forcément. Il se trouve pourtant que tout s’est bien passé. Pas de dégâts importants, pas trop de gerbouille.
Dès le début tout baigne. La soirée avait des goûts de bons moments. Une quarantaine de personnes peuplait le séjour. Wax Tailor mixait en fond pour un esprit lounge posé (sans siège cependant) et assumé. Je m’étais fait (dit) beau à l’image de mes trois colocataires et j’avais planqué au maximum les valoches qui tenaient le rôle de cernes. Je me suis confronté à ce dont j’ai toujours rêvé, un rassemblement autour de moi, chez moi d’une grande partie des gens qui comptent pour moi, qui ont façonné mon passé. Il y eu beaucoup trop d’absences importantes mais malgré ça je me devais d’être à la hauteur et d’assumer ces réunions et rencontrent incongrues, de me laisser aller au plaisir qui devait me dévorer à l’idée de réaliser enfin cette soirée fantasme. Parce que l’idée d’une fête me trottait dans la tête depuis un moment.
A partir de 2 heures du matin je n’étais pas encore trop laid et l’appart était toujours magnifique mais ça ne se voyait plus. Je n’étais qu’un vulgaire pion dans la foule. Notre perle, une huître géante subissant les aléas d’une marée humaine déjantée. Mon rôle consistait alors à ouvrir et fermer la porte d’entrée. De vérifier que tout allait bien pour tout le monde. De contrôler le non-accès aux chambres. D’approvisionner en boisson le buffet perdu dans la foule. La marée devint un tsunami incontrôlable et fatiguant. Bien en place et clairement encrés sur le sol les bougres attendaient les premiers métros dans l’odeur aigre de la fumée de cigarette, du tabac froid des mégots qui trempaient dans les restes de mauvaises binouses. Le temps se fait long. Une hâte, le lit, le ménage.
Quand je demande aux gens comment s’est passée leur soirée, les réponses sont dithyrambiques. Je n’ai même pas le recul nécessaire pour m’en rendre compte.



















12/10/08

Petites réflexions outre-Atlantique

Boston, MA

‘Doux mélange du climat nantais et de l’architecture british. Newbury Street puise directement son charme des colonies du Chelsea londonien.’

‘Ici ou on court pour être svelte et beau ou on se laisse aller, mais dans tous les cas on mange mal.’

Définitly, les américains ont le sens pratique. Par conséquent aucun goût, aucun style. Survêtements assumés, aux couleurs de l’école, de l’état. Dans le pire des cas, un costume mal taillé qui jure avec les énormes basket blanches bien plus agréables pour marcher.’

‘Le coca cola est vraiment très illimité !’

‘Dans les bars et boites qui ferment leurs portes à une heure, une tête européenne et sa langue maternelle se font remarquer. Si seulement on pouvait avoir autant de succès dans les bars marécageux !!’

Harvard, Cambridge, MA

‘Ici on porte les énormes sacs à dos de 13 kg qu’on portait nous en 6ème.’

‘L’école d’architecture et du design est la vérité à Veritas ! Agencement intelligent sous la lumière naturelle et artificielle, où l’étudiant a son espace de travail personnel.’

‘A l’intercours, Harvard Square est animé par des centaines d’étudiants de toutes origines, de toutes expériences, de tous domaines, de tous avenirs et de tous espoirs. Ils se croisent solitaires, s’échangent de vagues ‘Hi’ à des têtes reconnues dans cette soupe de cerveaux.’

‘A la cafet’, les Mac Book sont de sortie. Ils ne cessent de travailler. On peut s’absenter sans avoir peur de se les faire voler. Une des meilleures valeurs d’ici bas. On s’enfouit des hot-dogs en lisant Banham ou Camus.’





























































































01/10/08

Cristina Mia !!

Mon premier se déroule sur une île grecque. Le ciel blanc illumine le contour des beaux visages et scintille le relief des contre-jours. C’est surjoué, c’est frais, c’est gai. Il ne manque rien à ce tableau d’osmose. La joie l’emporte sur tout. Danses, rires, chants donnent une féroce envie de les rejoindre et d’accompagner leurs sauts de cabris. Meryl est comme à son habitude surprenante de sincérité, de bonté, de beauté, qu’elle interprète ‘the winner takes it all’ ou ‘money money’. Un grand bravo aux américains qui sont bien les seuls à pouvoir nous donner l’envie de nous jeter dans l’eau bleue de la méditerranée dans du cliché assumé, dans du trash-délire-kitch, dans du folklo-disco-pailleté !


Mon second est certainement mu par un furieux manque pour l’Espagne dans ma découverte ici même de Boston. Je m’identifie plus à Cristina qu’à Vicky, voila ce que me fait dire Javier en ressortant de Barcelona. Un petit film certes, mais bourré de générosité que j'ai croqué à pleine dent. Une fois encore soleil et beauté me font rêver dans cette foutue justesse que Woody Allen sait trop bien capter et partager. Contrastes et antithèses sur fond de guitare, clichés et actualités dans ces personnages qui se cherchent, qui parfois se trouvent dans notre monde perturbé, parfois au retour à la case départ sans aucune réponse dévoilée. Cristina, je suis comme toi, je suis bien plus rigide que je ne me crois l’être, bien moins bohème que sérieux, bien moins romantique que classique.


Mon tout est au cinéma. Filez vite découvrir et apprécier mes deux premiers.

Si j'avais ete a bord du titanic...

J’aurais été le dernier autorisé a embarquer sur les canaux de sauvetage.

Je ne suis ni un enfant, ni une femme enceinte, ni un vieillard. Je ne suis ni riche, ni important. Je ne suis pas père de famille, et encore moins le cerveau d une grande découverte.

Je suis tout le monde, je ne suis personne…

14/09/08

Ici mais là !

Ici les sauterelles s’écartent sur notre passage dans les champs.
Ici on pisse face au Mont Blanc.
Ici on se purifie les poumons à l’air alpin.
Ici on mange les légumes et fruits du jardin.
Ici on fait une parenthèse du monde stressant qu’on aime tant.
Ici on se baigne au soleil en regardant le gros temps.
Ici on refait le monde sous la voie lactée.
Ici on boit le lait de la ferme d’à côté.
Ici tout est simple sensé et facile.
Ici on redonne une vraie valeur à la nature fragile.
Ici chaque minute compte et on vit lentement.
Ici on va au lac à vélo en chantant.

Ici ressurgissent tous les souvenirs vécus,
Les joies, les vacances, les fêtes, les tablées infinies.
Même les mauvais moments passés nous laissent tout émus.
Le mal est toujours embelli par la mélancolie.

Ici c’est aussi le Vivier de l’avenir.
Les projets fleurissent à n’en plus finir.
Plus caché c’est aussi le lieu de tous les fantasmes.
Chaque désir, chaque plaisir veut faire tomber son masque.

Je ne cesserai jamais d’aimer « Ici »
Et c’est l’endroit parfait pour tourner cette page de ma vie.

13/09/08

Al final































Un moment ou un autre on est obligé de conclure. De tourner cette foutue page, ou plutôt ces pages. Car les douze mois écoulés reflètent une multitude de facettes, d’étapes bien distinctes les unes des autres…C’est comme si je pouvais ranger tout ce que ma cervelle de piaf m’a permis de mémoriser. Et je vois défiler les images et les époques respectives…Contrairement à ce à quoi je m’attendais, aucune tristesse, aucune mélancolie…quelques petits regrets par ci par là. Des oublis, des pertes…Mais je me suis offert une nouvelle valeur. Celle d’apprendre à passer à autre chose sans regarder en arrière. Celle d’avoir su vivre le moment présent et de savoir vivre au moment présent. Evidemment il reste tous ces rappels au passé, mais je vais leur répondre au présent. Et les trésors de Madrid qui sauront perdurer par la suite seront les seuls auxquels j’accorderai une valeur. En tous cas j’en suis là, à me confronter à la fin. C’est dur finalement de parler de fin. J’aime en faire quinze, en rajouter deux tonnes, marquer le coup…Mais arrive la fin des fins.

Alors rien de plus approprié pour le final que de revenir sur une finale. Sur un week-end devrais-je dire. Un de ceux qu’on ne peut pas oublier comme ça. Car parfait est plus adapté à sa qualification qu’original. Ce fameux ponctue fin juin d’un point d’orgue. Il signe clairement à cette époque même un point de non retour. Ultime.
On commence par deux anniversaires, où finalement de nouvelles têtes se sont présentées à nous, faute des habitués. Une soirée changeante et ouverte…
Alors qu’en bas raisonne dès le lendemain la basse sur les contours de la place. Les vitres de ma chambre tremblent en rythme de l’Orgullo, mes potes tremblent d’impatience.
On se jette dans la marée de fierté, dans la fairys’ fosse, Chueca détonne. Discothèque ouverte au ciel, ouverte à tous, pour faire ressurgir les droits, les valeurs, l’amour, la fête !
Le jour suivant, les drapeaux sont dégainés, les étendards colorent les balcons, les peintures de guerre sillonnent nos visages lumineux et fiers. Et une grande sérénité nous porte dans les artères rouges de la ville. Allons faire péter le feu, allons faire jaillir le sang, allons réveiller les morts et enterrer la tristesse à Colón !

Nous avons vécu ce que seul le sport peut faire vivre. Ce sentiment d’être tous unis, amis ! Nous avons vogué sur les plus belles valeurs, ce week-end en or !
Nous sommes les millions de globules rouges qui crient victoire dans ce grand cœur saignant !
Nous sommes vainqueurs ! Nous sommes Espagnols !



video